Biologique, c'est …

Certifié Bio - Québec Vrai
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La santé du sol représente la base de l’agriculture biologique. Le travail de l’agriculteur bio est de nourrir et bichonner son sol afin qu’il soit riche en matières organiques, en micro-organismes et qu’il soit bien équilibré afin qu’il puisse à son tour accomplir la même chose avec les plantes qui y poussent. C’est dire qu’un sol en santé sera en mesure de bien nourrir les plantes. C’est cet équilibre dans le cycle de vie qui est la base de l’agriculture biologique.


Les producteurs bio arrivent à recréer cet équilibre et à maintenir la santé du sol:
  1. En le nourrissant avec du compost et des engrais verts (ex. le sarrazin), ces plantes qui durant les premières phases de leur cycle de vie fixent dans le sol certains éléments nutritifs en provenance de l’atmosphère et d’autres éléments minéraux de source naturelle. Ces engrais verts ne sont pas récoltés mais plutôt enfouis afin de nourrir et redonner au sol les matières organiques qui ont été utilisées par les cultures précédentes.
  2. En utilisant les rotations de cultures: sur une même parcelle de terre, on cultivera des espéces de familles différentes (à l’intérieur d’une même saison et d’une saison à l’autre), avec généralement une période de 4 ou 5 ans avant de revenir à la production initiale.
  3. En utilisant le compagnonnage, c’est à dire en jumelant différentes cultures pour qu’elles se protègent mutuellement. Exemple: lorsqu’on met des carottes, des bettraves, des laitues et des oignons à proximités les uns des autres, certaines substances chimiques des uns dérangent les insectes et les maladies des autres.
  4. Par l’utilisation de produits ou de moyens de contrôle des ravageurs et des mauvaises herbes (adventices) qui sont mécaniques et de source naturelle, donc qui ne sont pas issus de la chimie moderne (produits chimiques de synthèse).

Au sujet de la certification biologique. Afin d’obtenir la certification biologique, les fermes doivent suivre des normes de production très sévères qui interdisent, entre autres, l’utilisation de fertilisants et de pesticides chimiques, de semences traitées chimiquement ou génétiquement modifiées (OGM) ou tout autre intrant ou méthodes proscrites par les agences de certification. Ces agences ont la responsabilité d’inspecter les fermes bio afin de s’assurer que les normes sont respectées depuis l’entrée en vigueur, en 2000, de la loi qui protège ces appellations. Toute cette rigoureuse démarche d’inspection et de traçabilité représente l’assurance, pour les consommateurs, que les produits portant la mention “Biologique” le sont réellement lorsqu’ils sont identifiés par le logo d’une agence de certification reconnue et accréditée par le Conseil des appellations agroalimentaires du Québec (CAAQ). Cet organisme est chargé du contrôle des appellations réservées au Québec dont celle des produits biologiques. Sur son site se trouve les normes de références, en français et en anglais, de même que la liste des certificateurs reconnus en agriculture biologique.


Un peu d’histoire… Il est intéressant de se rappeler que l’agriculture biologique telle que pratiquée présentement était la seule forme d’agriculture avant la Deuxième Guerre Mondiale et ce, à l’échelle de la planète. Ce n’est qu’après la seconde grande guerre que l’industrie pétro-chimique a commencé à mettre en marché les produits de synthèse couramment utilisés aujourd’hui en agriculture dans les pays développés.


NOTE: Cependant, peut-être une mise en garde contre la tendance à juger trop sévèrement et/ou à condamner les agriculteurs modernes conventionnels pour bien des problèmes.


Depuis que nous travaillons en agriculture, nous avons été en mesure de constater que la grande majorité des agriculteurs conventionnels sont des gens respectueux, solidaires, en amour avec leur terre et la Terre, mais qui sont généralement incapables de s’extirper d’un système de production où les multi-nationales contrôlent à la fois les semences, les intrants (engrais, herbicides, fongicides, pesticides, etc.), l’achat des récoltes et la mise en marché.


L’agriculteur conventionnel du XXIe siècle, à cause de cette main mise qui veille à maintenir sa dépendance et son endettement, n’est pas en mesure de s’en sortir et reste ainsi esclave d’un système qui fait tout pour le maintenir dans cette position. C’est le système féodal du moyen-age où le paysan travaillait pour son noble maître sans jamais pouvoir se libérer, version moderne.