Saviez-vous que...

Certifié Bio - Québec Vrai
Dans cette section vous trouverez de l’information sur ce qui se passe en agriculture et en environnement aux Jardins de la Montagne et un peu partout dans le monde.

LISTE DES ARTICLES :
  1. Qui est le vrai ministre de l'agriculture ?
  2. L’impact environnemental lié au transport
  3. D'où vient l'agriculture bio...
  4. L'impact de l'éthanol sur l'alimentation
  5. L'agriculture bio plus productive à long terme que l'agriculture industrielle (en anglais)
  6. La plus grande collection de pommes de terre au monde


Qui est le vrai ministre de l'agriculture ?
16/02/2008
Union des comités de citoyens du Québec Kamouraska, 15 février 2008 - Qui est le vrai ministre de l'agriculture ?

Les nombreux comités de citoyens qui se sont mobilisés depuis une quinzaine d'année pour sauvegarder l'intégrité des campagnes appuient sans réserve le rapport Pronovost et le démantèlement du monopole de l'UPA. Rappelons qu'ils se sont tous frappés dramatiquement au contrôle du territoire par l'UPA . Rappelons également que les autorités municipales ont été empêchées d'exercer leur mandat d'aménagement du territoire et de protection de l'eau.

Le constat de la Commission sur l'avenir de l'agriculture est clair et net : le monde agricole est gravement malade. Il doit se libérer du carcan qui l'étouffe, modifier ses structures et ses façons de faire et surtout, innover. Le problème n'est pas l'agriculteur, il en est plutôt la victime. La cause est directement relié au manque de leadership du ministère de l'agriculture qui a cédé ses pouvoirs au monopole syndical. Quand une industrie s'effondre, c'est qu'elle ne répond plus aux besoins de ses clients, qu'elle est improductive ou qu'elle manque de vision.

Les membres de la commission soulignent avec force ce manque de leadership et suggèrent de briser le monopole exercé par l'Union des producteurs agricoles qu’ils jugent profondément anti-démocratique. La liberté d'adhésion est un leurre car il faut être membre de l'UPA pour bénéficier du crédit de taxes municipales ou pour accéder aux principaux programmes de subventions, de crédit agricole, d'assurances ou de service-conseil. La majorité de ces programmes sont administrés par des organismes sous contrôle direct ou indirect de l'UPA. Par exemple, cinq des membre du CA de la Financière agricole proviennent de l'UPA. Comment réagirait l'industrie manufacturière si la FTQ administrait les programmes de prêts et de subventions aux entreprises ? Notons que la Financière cumule un déficit de 352 millions de dollars. Au lendemain de la publication du rapport, Christian Lacasse était nommé à la présidence par le gouvernement, autant dire ministre de l'agriculture.

Les lobbyistes de l'UPA sont payés (per diem) par le cartel pour siéger sur tous les CA des organismes régionaux et nationaux du Québec (CLD, Comités consultatifs agricoles, Comités de bassin versant, Centres de recherche agricole, la liste est longue) alors que les citoyens ne peuvent compter que sur le bénévolat. Les principes de bonne gouvernance qui régissent l'équilibre des pouvoirs et des contre-pouvoirs en prennent pour leur rhume !

Il n'est pas exagéré d'affirmer, à l'instar de l'Institut économique de Montréal que l'UPA est également un cartel économique qui s'oppose à plusieurs principes de la libre entreprise. Le système de quotas et de la mise en marché collective tel qu'appliqué est un frein direct à la libre entreprise, particulièrement pour les jeunes qui voudraient se lancer en agriculture. D'autant plus que les règles établies ne profitent généralement qu'à l'establishment agricole et laissent peu de place à l'innovation et aux productions de créneaux qui émergent généralement des marginaux. Il est impératif d’assouplir ces règles au bénéfice de la relève et des petits producteurs. Cette mainmise d'un syndicat unique sur tout un pan de l'économie s'apparente à celui des régimes totalitaires avec la bénédiction d'un gouvernement centralisateur qui agit envers les régions comme le fédéral envers les provinces.

Monsieur Christian Lacasse, président du syndicat, affirme que la protection du territoire agricole est essentiel. Il a raison. Bien que ce territoire ne représente que 2 % de l'espace québécois, il représente plus de 85 % de l'espace habité du Québec. L'UPA a droit de veto sur toute demande collective de dézonage, par exemple une demande municipale. Une récente étude démontre également que la majorité des demandes individuelles de dézonage sont rejetées par l'UPA (qui doit être consultée, selon la loi) sans égard à la valeur agricole des terres en question ou aux besoins de développement économique. Face à un tel monopole, que reste-t-il du pouvoir des élus municipaux ?

Le rapport de la commission fait consensus: l'Union des municipalités du Québec, l'Union des consommateurs, Solidarité Rurale, l'Union des citoyens du Québec, la Coop Fédérée, les industries de transformation et de distribution (viandes DuBreton et Rôtisseries St-Hubert entre autre), Équiterre, Greenpeace, l'Union paysanne, etc. appuient le rapport sans équivoque. Sauf le ministre Lessard qui confirme sa dépendance au monopole et se désiste devant ses responsabilités par opportunisme électoral. Pourquoi ne propose-t-il pas un parti unique à l'assemblée nationale ? Nos élus n’auraient plus à débattre et pourraient tous partager la même vision du néant et l'appliquer mur à mur à la grandeur du Québec...

L'UPA gère directement ou indirectement plus de 830 millions de dollars des contribuables et seuls ses membres bénéficient des 95 millions de dollars de crédit de taxes foncières. Avec une telle contribution venant de sa poche, le contribuable a-t-il le droit de questionner ce monopole ? A-t-il le droit d'exiger des élevages sans hormones de croissance ou sans OGM ? La règle de base des affaires est de répondre au besoin du client. Comment expliquer l'impatience des Rôtisseries St-Hubert qui attendent toujours du poulet sans antibiotique après cinq ans de demandes répétées ? Comment expliquer que certains transformateurs soient freinés dans leur développement par manque de produits bio (particulièrement le porc) dont la demande excède l'offre ? Aucun slogan ou étiquette ne pourra supplanter ces règles essentielles: répondre au besoin du client et innover. C'est le prix à payer pour être sur les tablettes et y rester.

Le ministre Lessard souffre de "transférite", une maladie incontrôlable qui le pousse à vouloir transférer toutes ses responsabilités à une tierce personne. Malheureusement, il a choisi monsieur Lacasse, un des artisans de l'équipe du désastre. Vive le ministre ! En attendant, le contribuable remplit les coffres de la Financière agricole pour éponger les déficits.

Texte intégral du rapport en format PDF (http://www.mapaq.gouv.qc.ca/Fr/md/Publications/RapportCAAAQFR.htm)

Source :
Michel Lemay, Courriel
418-492-9850
Porte-parole national de l'Union des comités de citoyens du Québec

* L'Union des comités de citoyens du Québec milite pour la création d'emplois au Québec dans le cadre de la richesse qui reste ici.
L’impact environnemental lié au transport
06/01/2008
L’impact environnemental lié au transport des fruits et légumes certifiés bio importés est moins dommageable, globalement, pour l’environnement et la santé que les alternatives qui s’offrent à nous durant l’hiver:
➢ Si on prend en compte tous les impacts, les légumes frais, importés ou locaux, issus de l’agriculture conventionnelle chimique et industrielle sont beaucoup plus dommageable pour l’environnement (pollution du sol, de la nappe phréatique, gaz à effet de serre, érosion, destruction des habitats et de la bio-diversité, appauvrissement des communautés, etc.) et pour la santé (affaiblissement du système immunitaire, allergies, cancer, maladies de dégénérescence, etc.) que la dépense énergitique que représente l’importation des légumes frais certifiés bio que nous achetons.
➢ En hiver, tous les légumes frais des supermarchés, bio ou chimiques (même les légumes congelés et/ou surgelés) sont importés.
➢ Tous les légumes frais des marchés d’alimentation naturelle sont également importés. De plus, ces marchés achètent en petites quantités une variété très limitée de légumes et entre 25 et 40% de ces légumes se retrouvent … aux poubelles.

D'où vient l'agriculture bio...
28/01/2008
Un peu d’histoire… Il est intéressant de se rappeler que l’agriculture biologique telle que pratiquée présentement était la seule forme d’agriculture avant la Deuxième Guerre Mondiale et ce, à l’échelle de la planète. Ce n’est qu’après la seconde grande guerre que l’industrie pétro-chimique a commencé à mettre en marché les produits de synthèse couramment utilisés aujourd’hui en agriculture dans les pays développés.

NOTE: Cependant, peut-être une mise en garde contre la tendance à juger trop sévèrement et/ou à condamner les agriculteurs modernes conventionnels pour bien des problèmes.

Depuis que nous travaillons en agriculture, nous avons été en mesure de constater que la grande majorité des agriculteurs conventionnels sont des gens respectueux, solidaires, en amour avec leur terre et la Terre, mais qui sont généralement incapables de s’extirper d’un système de production où les multi-nationales contrôlent à la fois les semences, les intrants (engrais, herbicides, fongicides, pesticides, etc.), l’achat des récoltes et la mise en marché.

L’agriculteur conventionnel du XXIe siècle, à cause de cette main mise qui veille à maintenir sa dépendance et son endettement, n’est pas en mesure de s’en sortir et reste ainsi esclave d’un système qui fait tout pour le maintenir dans cette position. C’est le système féodal du moyen-age où le paysan travaillait pour son noble maître sans jamais pouvoir se libérer, version moderne.
L'impact de l'éthanol sur l'alimentation
20/12/2007
Selon une étude de la revue Foreign Affairs, l'usage de plus en plus fréquent de l'éthanol comme biocarburant risque de menacer l'alimentation de près de 2,7 milliards de personnes dans le monde qui vivent présentement avec moins de 2$ USD par jour.

"Remplir le réservoir d'un 4x4 avec 94,5 litres d'éthatnol pur nécéssite environs 204kg de mais, soit suffisamment de calories pour nourrir une personne adulte pendant un an", selon les deux professeurs d'économie de l'université du Minnesota qui ont réalisé l'étude pour la revue Foreign Affaires.

L'accroissement rapide de la prodution mondiale de biocarburant va faire monter les prix du mais et aussi celui de toutes les autres denrées alimentaires (riz, blé, soya, etc) au fur et à mesure que les agriculterus délaisseront ces cultures au profit du maïs.
L'agriculture bio plus productive à long terme que l'agriculture industrielle (en anglais)
18/12/2007
11-13-07
ORGANIC PRACTICES OUTPACE CONVENTIONAL IN LONG-TERM RESEARCH
AMES, Iowa -- After nine years of comparison, the clear differences between organic and conventional crop production systems are emerging: the longer rotations and careful management of the organic system show greater yields, increased profitability, and steadily improved soil quality over conventional practices.
Those are the conclusions drawn from experimental plots set up at the Iowa State University Neely-Kinyon Research Farm near Greenfield. The plots are part of the Long-Term Agro-ecological Research (LTAR) initiative led by Kathleen Delate of the ISU agronomy and horticulture departments and supported by the Leopold Center for Sustainable Agriculture since 1997. The study is believed to be the largest randomized, replicated comparison of organic and conventional crops in the nation.
Delate is now finishing her tenth year of organic production at the farm, and has nine years of comparative data from the combined crop trials.
"We set up the experiment in 1998 to examine suitable crop rotations that would provide high yields, grain quality and adequate soil fertility during the three-year transition to organic and following certification," she explained.
"We replicated conventional and organic systems, using identical crop varieties, and found that organic crop yields were equal to conventional acres in the three years of transition. In the fourth year, organic corn yields in the longest rotation outpaced those of conventional corn. Organic and conventional soybean yields have been similar every year of the trial."
But the biggest differences are in soil and water quality. Delate said the organic plots infiltrate more water, which reduces soil runoff and more effectively recharges groundwater supplies. The organic soils also cycle nutrients more efficiently, making them available when and where the plants need them. Soil structural stability also remained good, despite increased tillage involved with the organic rotations.
Delate will discuss her research at the 7th Annual Iowa Organic Conference November 19 in Ames. The conference also includes sessions on organic livestock production, weed management, direct marketing and opportunities for selling organic crops, and ways of producing fruit and vegetable crops in an organic system.
Registration is now open at http://www.ucs.iastate.edu/mnet/organic07/home.html. For more information about the ISU Organic Agriculture program, go to: http://extension.agron.iastate.edu/organicag/ or call (515) 294-5116.
Through its research and education programs in the areas of policy, marketing and ecology, the Leopold Center supports development of profitable farming systems that conserve natural resources. The Center was established by the 1987 Iowa Groundwater Protection Act.


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For more information, contact:


Kathleen Delate, ISU Organic Agriculture Program, (515) 294-7069, kdelate@iastate.edu

Laura Miller, Leopold Center communications, (515) 294-5272, lwmiller@iastate.edu

Conference web site

ISU Organic Agriculture program web site


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La plus grande collection de pommes de terre au monde
23/02/2007
Le CIP (Centro Internacional de la papa) créé en 1971 dans la chaîne montagneuse des Andes, en amérique du sud, possède la plus importante collection mondiale de pommes de terre: quelque 12 000 "obtentions", dont plus de 4000 cultivars indigènes, de 2000 variétés sauvages et des milliers de lignées de recherche. Il détient aussi la plus grande collection d patates douces (yams) et de légumes comestibles des Andes à tubercule ou à racine.

Un des buts majeurs de l'organisme à but non lucratif est de produire des pommes sans virus et sans maladies pour ainsi distribuer les variétés saines aux agriculteurs défavorisés des Andes et d'ailleurs dans le monde.

Le Canada est présent. Le chercheur canadien Hubert Zandstra a été le second directeur du CIP. De plsu, avec le CIP, le Canada participe depuis 2005 au projet Altagro qui vise l'autonomie agricole et commerciale des populations vivant près du lac Titicaca.